Les symptômes avant les règles portent le doux nom de syndrome prémenstruel ou SPM. 75% des femmes sont concernées au moins à un moment de leur vie ! Le SPM peut durer 48h à 15 jours précédant les règles, sur quelques cycles ou bien chaque mois. Quoi qu’en dise ton gynécologue, il a impact sur la qualité de vie des femmes concernées. D’ailleurs, toutes ne ressentent pas les mêmes symptômes, quand certaines ne ressentent rien du tout. Oui, c’est injuste, mais je te rassure : il est tout à fait possible d’améliorer l’équilibre de ton cycle menstruel ! Quels sont précisément ces symptômes et douleurs avant les règles ? Et comment les soulager naturellement ? On décrypte tout ça dans cet article !

Sommaire
Comment reconnaître le syndrome prémenstruel ?
Les signes annonciateurs mentent rarement sur l’arrivée des règles. Douleurs abdominales, troubles psychologiques (irritabilité, anxiété, dépression, fatigue), mais aussi troubles physiques (rétention d’eau, tension mammaire, maux de ventre, troubles digestifs…) : cette période du cycle est loin d’être la plus sympa.
Ce problème n’est pas juste dans ta tête. Si les changements hormonaux entraînent des modifications physiologiques, mais mal comprises dans notre société si masculine et linéaires, d’autres sont la cause d’un véritable déséquilibre.


Symptômes d’un excès d’estrogènes
Les œstrogènes sont sécrétés dans la première moitié du cycle : entre les règles et l’ovulation. C’est la phase folliculaire. Si cette phase dure trop longtemps, ou si le niveau d’œstrogène est trop élevés, il va y avoir des signes assez caractéristiques 10 à 14 jours avant les règles suivantes :
- Menstruations abondantes
- Poitrine tendue ou seins sensibles
- Rétention d’eau
- Prise de poids
- Durée du cycle légèrement irrégulière
- Migraines lors de l’ovulation
- Migraines avant les règles (migraines cataméniales)

💡 Si ces symptômes apparaissent lors du pic ovulatoire, on peut être sûrs qu’ils sont liés à un excès d’oestrogènes. Parfois il y a, en plus, un excès d’histamine dans l’organisme.
Symptômes d’une carence en progestérone
La progestérone est sécrétée dans un deuxième temps, de l’ovulation jusqu’aux règles suivantes : c’est la phase lutéale. Il est possible que le taux de progestérone ne soit pas suffisant, ou que cette hormone chute trop rapidement (idéalement elle doit se maintenir 10 à 14 jours). L’analyse sanguine ne permet pas d’évaluer si le taux de progestérone est suffisant, et surement pas lorsque la prise de sang est faite au 3ème jour des règles 😉
La carence en progestérone affecte beaucoup l’aspect émotionnel, mais son effet sur le corps féminin est très complexe :
- Sautes d’humeur, irritabilité
- Anxiété
- Déprime, dépression, idées noires
- Crises de larmes
- Règles abondantes, hémorragiques
- Compulsions alimentaires
- Acné

Paradoxalement, les signes suivants peuvent survenir sans carence en progestérone :
- Ballonnements, constipation (c’est plutôt le signe que ta flore intestinale est déséquilibrée ou que tu manques d’activité physique, ou encore que tu ne bois pas assez d’eau).
- Léger gonflement du ventre
- Envie de “rester tranquille chez soi”
- Plus grande sensibilité
- Envie de dormir davantage, flemme
- Légères fringales
👉 C’est toute la subtilité de la progestérone. Si on en a suffisamment, on ressent généralement ses effets, mais ils ne sont pas handicapants au quotidien. Au contraire, si les troubles de l’humeur et autres symptômes du SPM sont très inconfortables et pénibles, on est peut-être dans le cas d’une carence !
Symptômes d’inflammation chronique
L’arrivée des règles est corrélée à une augmentation des prostaglandines inflammatoires et à la chute de la progestérone. Dans certains cas, il arrive que cette réaction soit comme disproportionnée. On va alors observer des symptômes typiquement inflammatoires :
- Maux de tête
- Douleurs au ventre, crampes menstruelles ou prémenstruelles
- Troubles du transit, transit accéléré, selles molles, diarrhées
- Nausées, vomissements
- Etat grippal

💡 Les femmes qui ont une maladie auto-immune voient généralement une petite amélioration de leur qualité de vie après la phase ovulatoire. C’est dû à la baisse de l’activité immunitaire. Une pause de courte durée, puisque les symptômes s’aggravent de nouveau avec l’arrivée du SPM.
La persistance de la progestérone
Le taux de progestérone est donc sensé diminuer avec l’arrivée des règles. Et pourtant, chez certaines femmes, cette baisse d’hormones ne se fait pas correctement. On parle de persistance de la progestérone, et ce phénomène est associé à plus de symptômes prémenstruels.
👉 Il est possible de détecter une éventuelle persistance de la progestérone.
Notamment en prenant ta température chaque matin au réveil et avant de poser le pied par terre, avec un thermomètre basal (à deux décimales, tel que le Cyclotest Lady). La prise de température doit se faire sur un ou deux cycles menstruels entiers.
– Si la température baisse 48H avant le début des règles : c’est bon signe.
– Si la température baisse après l’arrivée des règles : c’est peut-être une persistance de la progestérone.

Tout en même temps
Et oui, c’est possible, et ce n’est même pas un cas particulier ! Au contraire, c’est même souvent lié :
– L’excès d’œstrogène entraîne une moindre sensibilité à la progestérone
– Une progestérone insuffisante peut être associée à des symptômes inflammatoires
– Et on peut même ajouter à ça les pathologies de la thyroïde, les troubles neuropsychologiques, les troubles de la flore intestinale (dysbiose, candidose, histaminose…) et les maladies auto-immunes… Car tout ça “communique” en permanence avec le cycle féminin.
SPM ou grossesse ?
Pas évident de faire la différence entre les symptômes de grossesse et le SPM. Et c’est logique, car les signes peuvent être sensiblement les mêmes :
- Seins sensibles et poitrine gonflée
- Nausée
- Fatigue importante avant les règles attendues
- Retard de règle
- Fringale
- Irritabilité ou humeur dépressive
- Crampes abdominales vraiment similaires…
Ma meilleure option si tu te poses la question 👉 faire un test de grossesse 11 jours après le rapport à risque (ou découvrir comment savoir si on est enceinte sans test de grossesse).
Quand consulter un médecin ?
En général, on dit que le SPM n’est pas grave. Mais franchement… si tes symptômes te gâchent la moitié du mois ou si tu appréhendes la période avant tes règles, il est temps de consulter.
Le médecin généraliste, le gynécologue et la sage-femme sont les meilleurs professionnels de santé à qui en parler. J’ai une petite préférence personnelle pour la sage-femme, généralement plus à l’écoute et bienveillante (mais pas de généralité…).

Le diagnostic du SPM
Le diagnostic du SPM repose sur les signes “extérieurs”. On parle de tableau clinique. La prise de sang n’est pas au programme !
Déjà, parce que la prise de sang est rarement faite au bon moment.
Ensuite, parce que le niveau de progestérone dans le sang ne nous parle pas de la santé de tes récepteurs.
Et enfin, parce qu’il existe bien des examens fonctionnels à réaliser (plus ou moins pertinents), mais le médecin n’y est pas forcément formé et ces examens ne sont pas remboursés.
TDPM (SPM sévère)
Il s’agit d’une forme neuropsychologique et sévère du SPM. Cette affection est décrite depuis 1973 en psychiatrie ! Depuis 2013, il figure au DSM-V sous le nom “trouble dysphorique prémenstruel”.
Tu peux en apprendre plus sur le sujet ici : Le TDPM (+ questionnaire inclus)
Règles “pas comme d’habitude”
A partir du moment où tu ressens des symptômes inhabituels, ou encore de la fièvre, une perte de connaissance ou des saignements anormaux, il faut consulter très rapidement un médecin.


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Quel traitement médical pour le SPM ?
Et bien, pour un “simple” syndrome prémenstruel, le médecin (ou gynécologue, ou SF) peut proposer un traitement médical à sa patiente tel que :
- Soit la pilule
- Soit des médicaments qui traitent les symptômes : un antidouleur pour les douleurs, un anti vomitif pour les nausées, etc…
- Soit un … complément alimentaire 😅 plus ou moins pertinent, car ce qui est vendu en pharmacie est rarement le plus quali. Mais je te dis quoi faire dans le dernier paragraphe 👇
Qu’est-ce que le syndrome prémenstruel, ou plutôt la STRATÉGIE prémenstruelle ?!
Pourquoi certaines femmes ont un SPM et pas d’autres ? Je t’explique tout dans cette vidéo, dans laquelle tu vas découvrir ce qu’il faut absolument savoir pour comprendre qu’est-ce que le syndrome prémenstruel !
Soulager les symptômes prémenstruels
Ton hygiène de vie est LE facteur le plus important. Pour ton équilibre hormonal. Pour prévenir l’inflammation chronique. Pour mieux vivre tes règles !
Respecte ton rythme intérieur
Le cycle menstruel modifie tellement de choses dans notre organisme (et je ne veux plus jamais entendre un homme, ou pire : une femme !, me dire le contraire).
De fait, il y a un avant, et un après l’ovulation.
Ca nécessite peut-être de noter comment tu te sens chaque jour, dans un tableau.
De ralentir le rythme à certains moments.
De troquer le sport intense contre de la relaxation.
D’oser dire non aux gens

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Adopter l’alimentation hormonale

Une alimentation équilibrée avant tout, et qui soutient ton équilibre hormonal !
C’est tout le propos de mon livre La Cuisine des Lunes :
- Certaines phases du cycle nécessitent que tu fasses très attention à ton foie et ta flore intestinale.
- D’autres, que tu adoptes une alimentation anti-inflammatoire.
- Et enfin, certaines vérités sont vraies tout au long du cycle..
Faire du sport comme une femme
La plupart des études sur l’activité physique ne concernent pas les femmes. Or, les hormones du cycle menstruel change ta souplesse, ta façon de prendre du muscle, de déstocker les graisses et ta vitalité. En conséquence, ta pratique physique a aussi besoin d’être modulée.
| Lire : cycle menstruel et sport : comment booster son énergie ?
Comment éviter les symptômes prémenstruels ?

Outre le fait d’adapter quelque peu ton hygiène de vie en fonction de ton cycle, tu peux aussi optimiser ton alimentation en fonction de tes besoins. Il existe de nombreuses solutions naturelles qui peuvent t’aider à réduire les symptômes que tu éprouves tels que l’irritabilité, la déprime, l’acné, la rétention d’eau, les diarrhées et les douleurs prémenstruelles !
| Lire : Syndrome prémenstruel : les solutions naturelles pour en finir avec les symptômes avant les règles






