La cystite interstitielle est une pathologie chronique, causée par une inflammation des tissus de la vessie. On l’appelle aussi le syndrome de vessie douloureuse, mais il faut la distinguer d’une infection urinaire classique. Si les antibiotiques ne permettront pas de venir à bout du problème, un traitement naturel a toute sa place dans la cystite interstitielle ! Régime anti-inflammatoire, aliments interdits, plantes permettant de soulager les intenses envies d’uriner, utilité des probiotiques… je te donne tous les conseils de naturopathie dans cet article.

Sommaire
- Quels sont les symptômes de la cystite interstitielle ?
- Diagnostic de la cystite interstitielle
- Cystite interstitielle alimentation sur mesure !
- Quelle eau boire en cas de cystite interstitielle ?
- Cystite interstitielle : traitement naturel
Quels sont les symptômes de la cystite interstitielle ?
Le couperet est tombé : ce que tu prenais pour une banale infection urinaire est en fait… une cystite interstitielle ! Qu’est-ce que le syndrome de la vessie douloureuse (son autre petit nom médical), au juste ?
La cystite interstitielle correspond à une inflammation chronique de la vessie. Les médecins supposent que la paroi de cette dernière a trop de perméabilité. Des substances toxiques s’introduisent alors et déclenchent le phénomène inflammatoire.
💡 Il ne faut surtout pas la confondre avec l’infection urinaire aiguë, qui est causée une bactérie et qui nécessite un antibiotique dans les plus brefs délais.

Les symptômes de la cystite interstitielle sont :
- Douleurs pelviennes pouvant être insupportables
- Sensation de pesanteur au niveau de la vessie
- Envie fréquente et impérieuse d’uriner
- Miction difficile avec sensation de brûlure au niveau de l’urètre
- Parfois incontinence

Finalement, on remarque que les symptômes du syndrome de vessie douloureuse sont, en apparence, proches d’une infection urinaire. Mais contrairement à cette dernière, il n’y a pas d’agent infectieux mais plutôt des causes multifactorielles. On retrouve souvent l’intolérances à l’histamine, des allergies, de l’endométriose, des intestins irritables ou encore trop de la sécheresse vaginale lors des rapports intimes.
Diagnostic de la cystite interstitielle
Le médecin pose le diagnostic de la cystite interstitielle à partir d’un ECBU, c’est-à-dire un examen cytobactériologique du recueil des urines. Si l’ECBU montre :
- Absence de germe bactérien
- Présence de sang dans les urines, signe de l’inflammation des cellules de la paroi de la vessie
alors le médecin proposera ensuite une cystoscopie. Cet examen consiste à explorer la vessie à l’aide de fibre optique.

Pourquoi ma cystite interstitielle ne guérit pas ?
Les causes de ce type de cette maladie ne sont pas bien connues. Et elle ne touche pas les personnes de la même façon ! 90% des personnes qui en souffrent sont des femmes. Parmi les facteurs reconnus de la cystite interstitielle, on retrouve :
- Un régime trop acidifiant
- Les variations hormonales,
- Le manque d’œstrogènes, notamment lors des menstruations et de la ménopause
- Stress chronique ou trouble surrénalien pouvant entraîner des modifications dans la sécrétion de l’aldostérone (l’hormone qui régule la teneur en minéraux dans le sang et la tension artérielle).

Parfois, ce sont d’autres infections ou pathologies qui entraînent une inflammation de l’appareil urinaire :
- Skénite (infection des glandes de skene) : un prélèvement local peut être nécessaire pour confirmer la skénite.
- Oxyurose : contamination du système digestif par des oxyures. Il s’agit de vers et c’est assez courant notamment chez les enfants. Dans ce cas, le patient ressent des démangeaisons et brûlures intenses localisées, en particulier la nuit.
- Chez l’homme : l’hypertrophie de la prostate peut occasionner des symptômes de cystite
Sauf dans ces cas particuliers où le médecin proposera un traitement spécifique, une régime alimentaire sur-mesure permet généralement de venir à bout des symptômes de la cystite interstitielle.
⚠ Pour rappel : les conseils prodigués dans cet article ne remplacent pas l’avis du médecin. Il est important que tu poursuives le traitement médical qui t’a été prescrit le cas échéant.


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Cystite interstitielle alimentation sur mesure !
Le système urinaire – qui comprend les reins, la vessie et l’urètre – permet de réguler l’équilibre acido-basique de l’organisme. Lorsqu’il est trop sollicité, notamment par de mauvais réflexes nutritionnels, la paroi de la vessie peut s’inflammer et occasionner des douleurs.
Au contraire, de bons réflexes en matière d’hygiène de vie et nutrition permettent d’améliorer la situation. C’est pourquoi un accompagnement diététique peut être proposé lorsqu’on souffre de cystite chronique.

Quelle alimentation pour la cystite interstitielle ?
Avant tout, il est primordial d’avoir une alimentation à la fois équilibrée, variée, antioxydante et la moins transformée possible. Cependant, il est judicieux d’adapter ses choix nutritionnels pour éviter les crises et les symptômes.
Certains aliments doivent absolument être évités car ils sont irritants pour la vessie, et vont déclencher (ou aggraver) la crise inflammatoire.
Les aliments interdits de la cystite interstitielle
Sauf pour le thé, le café, l’alcool, les épices et les sucreries qui gagneront à être supprimés totalement, il s’agira de simplement réduire la consommation des groupes suivants :
Aliments riches en protéines :
Habituellement, je recommande de consommer des protéines en bonne quantité pour les hormones. Néanmoins, dans le cas précis de la cystite interstitielle, il peut être nécessaire de diminuer la portion de protéines au profit d’autres aliments.
- Viande, poisson, oeufs en excès
- Produits laitiers
- Fruits de mer
Aliments riches en potassium :
- Légumineuses (pois chiches, lentilles, haricots blancs, haricots rouges) et céréales complètes
- Fruits secs et oléagineux (dattes, amandes, noix, figues)
- Certains fruits et légumes (banane, artichaut, châtaigne, avocats, abricots, cassis, agrumes, champignons, épinards cuits, pommes de terre, patate douce)
- Herbes aromatiques : elles contiennent énormément de potassium, mais la petite quantité consommée fait qu’elles en apportent finalement une quantité minime
Bien que ces aliments soient riches en potassium, ils restent néanmoins intéressants car ils aident l’organisme et les reins à rééquilibrer le système acido-basique.

Épices :
- Paprika
- Poivre
- Piment
- Moutarde
- Cacao amer, chocolat

Boissons diurétiques :
- Café
- Thé
- Alcool
Autres aliments interdits ou à éviter en cas de cystite interstitielle :
- Fruits acides (agrumes, tomates…)
- Aliments dont l’indice de PRAL positif (l’indice de PRAL mesure l’impact de l’aliment sur le travail rénal et le pH urinaire)
- Tout ce qui est très riche en Tyrosine, un acide aminé qui stimule les surrénales et les reins, et en particulier le fromage.
Tableau alimentation et micronutrition de la cystite interstitielle
| Eviter : | Préférer : |
|---|---|
| Viandes, poissons Produits laitiers Fruits de mer Oeufs cuits | Légumineuses Tofu Oléagineux Jaune d’œuf cru |
| Fruits séchés Agrumes Banane Avocat Datte Pruneau Kiwi | Poire Pêches Framboise Cassis Cerise Canneberge Ananas |
| Tomate Artichaut Carottes Poireaux Potiron et autres courges Betterave Panais Épinards cuits Fenouil | Épinards crus Chou Chou-fleur Laitue Endive Concombre Poivrons Aubergine Brocoli |
| Lentilles Haricots blancs, rouges, noirs Petits pois Haricots verts Céréales complètes Riz brun, riz sauvages Germe de blé | Pâtes blanches Riz blanc |
| Paprika Poivre Piment Moutarde Cacao amer, chocolat Café Thé Alcool Jus de fruits même maison | X |
Quelle eau boire en cas de cystite interstitielle ?
Boire la juste quantité d’eau – ni trop, ni pas assez – est important. Surtout que la plupart des autres boissons sont déconseillées, car trop diurétiques, trop sucrées ou trop acides.
Alors il vaut mieux privilégier les eaux riches en bicarbonates et pauvre en potassium, afin de soutenir le travail des reins. La St Yorre est idéale, mais le côté gazeux ne conviendra pas à longueur de journée.
En ce qui concerne l’eau plate, la Vittel, la Contrex, l’Hépar sont les plus intéressantes.

Cystite interstitielle : traitement naturel
Si tu cherches quels traitements naturels contre la cystite peuvent être efficaces, tu es au bon endroit ! La naturopathie permet d’éviter les inconforts urinaires, tout en améliorant ta santé en général.

MSM ou Méthylsulfonylméthane
Le MSM est un composé soufré souvent utilisé en cas d’arthrose, mais qui a montré son intérêt comme traitement naturel de la cystite interstitielle, de par son action antioxydante et stimulante de plusieurs enzymes. Le MSM possède des vertus anti-inflammatoires et cicatrisantes, incontournables notamment en cas de terrain allergique en général.
Certains compléments spécifiques contiennent à la fois le MSM et le D-Mannose : ce dernier est un sucre qui permet de déloger les bactéries de la paroi vésicale. Il est surtout pertinent dans la cystite infectieuse, mais reste néanmoins intéressant dans le syndrome de vessie douloureuse.

Chondroïtine
D’autres compléments habituellement utilisés dans l’arthrose ont montré une certaine efficacité dans le syndrome de vessie douloureuse comme la chondroïtine. Lors d’une étude à double-insu menée sur 65 patients, ils ont été deux fois plus nombreux à ressentir des améliorations avec la chondroïtine qu’avec le placebo.
Elle permettrait de restaurer la perméabilité de la paroi vésicale, ou du moins c’est ce qui a été observé sur les animaux.
Quercétine
La quercétine est un flavonoïde naturellement présent dans les oignons, les brocolis, les baies rouges ou encore le thé. Elle agit comme un antihistaminique en cas d’allergies saisonnières ou d’intolérance à l’histamine et est puissamment anti-inflammatoire quand elle est associée à la bromélaïne (une enzyme utilisée dans l’arthrose).
Les études sont rares et menées sur des petits groupes, mais suggèrent que la quercétine permet de diminuer les symptômes après 6 semaines de traitement, comparé à un placebo.
Bruyère
La bruyère et la busserole sont employées depuis de nombreuses années en phytothérapie pour traiter les cystites infectieuses. Et bien dans la cystite interstitielle aussi, il est possible d’employer la bruyère pour ses vertus anti-inflammatoires de la vessie. Idéalement, on choisira la forme gemmothérapie, à raison de 15 gouttes par jour dans un verre d’eau.

L-Arginine
Lors d’un essai, la prise de 1,5g de L-arginine pendant 3 mois a été associée à une réduction des douleurs et besoins impérieux de miction de 53 patients concernés par la cystite interstitielle.
On trouve la L-arginine dans les protéines puisque c’est un acide aminé, mais aussi sous forme de complément alimentaire. Attention néanmoins, sous cette forme elle a un effet vasodilatateur qui la rend incompatible avec la grossesse, les conditions cardiaques et la prise de médicament hypotenseur et vasodilatateur.
Oméga-3
Ces acides gras essentiels aident à réduire la sécrétion de prostaglandines inflammatoires. Ils améliorent donc à la fois l’inflammation chronique et la sensation de douleur.
Tout le monde peut se supplémenter en oméga-3 car la carence est très fréquente. C’est encore plus vrai lorsque le régime exclut les petits poissons gras qui sont riches en potassium, en protéines et … en oméga-3 !
Que penser de la cranberry (canneberge) ?
Déjà de base, elle a peu d’intérêt en cas de cystite aiguë ! Son action est liée à la baisse du nombre de bactéries présentes dans la vessie, mais elle permet surtout de prévenir les infections… avant qu’elles s’installent. Autant dire que dans le syndrome de vessie douloureuse, elle n’est pas utile.
Ceci dit, une autre plante pourrait être davantage intéressante : il s’agit de la centella asiatica (ou gotu kola) qu’on retrouve comme ingrédient anti-inflammatoire dans la cosmétique anti-acné. Consommée sous forme d’infusion, elle pourrait permettre de guérir les ulcérations de la vessie.
Les probiotiques
A priori, ils seront intéressants si la relation entre le déséquilibre du microbiote et la cystite interstitielle semble plausible.
Ou encore en cas de stress chronique qui est un facteur certain. En effet, la supplémentation en Lactobacillus Rhamnosus permet de faire diminuer les hormones du stress dans l’organisme après un mois de supplémentation.
Gel intime MiYé
Parce qu’il contient de l’acide hyaluronique, des probiotiques et du muguet bleu, ce gel bio et naturel permet d’hydrater profondément et stimuler les tissus de la zone intime.
On en applique sur la vulve une à deux fois par jour, ainsi que lors des rapports intimes. Son atout majeur ? Plus on l’utilise, moins on en a besoin !
Entraînement de la vessie
L’entraînement de la vessie vise en, quelques sortes, à rééduquer la sensation du besoin de miction. La personne s’oblige d’une part à aller aux toilettes toutes les 2 ou 3 heures environ, et d’autres parts réalise des exercices entre ces horaires pour réduire le besoin impérieux d’aller uriner.
En parallèle, il peut être utile de réaliser une rééducation du périnée avec des méthodes manuelles et biofeedback.
Gestion du stress
Environ tout le monde est concerné par le stress. Le problème est que quand on ne récupère pas suffisamment du stress (trop de pression, sommeil non réparateur, fringales sucrées, jeûne intermittent mal réalisé…) c’est tout l’organisme qui va être concerné !
Le stress est géré par les glandes surrénales. Ce sont aussi ces dernières qui gèrent l’aldostérone, l’hormone qui commande les reins, la composition du sang en eau et en minéraux ainsi que la pression artérielle. Un dysfonctionnement à ce niveau peut entraîner une irritation du tissu urinifère.
Si on ne peut pas l’éviter, soigner le stress au quotidien grâce à l’exercice physique, les respirations, ou à l’aide de remède naturel et complémentaire, est important.


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