Si les symptômes d’une infection urinaire sont le plus souvent assez classiques : douleur au bas ventre, envie fréquente d’uriner, sensation de brûlure lors de la miction, etc…. Ils n’en sont pas moins gênants au quotidien. Consulter un médecin en urgence est primordial afin d’éviter tout risque de complication (pyélonéphrite, choc septique…). Mais que faire quand l’infection urinaire devient chronique ? Elle résulte moins d’une mauvaise prise en charge que d’un déséquilibre de terrain (excès d’hygiène intime, mauvais réflexe après une activité sexuelle, déséquilibre hormonal, déshydratation, inflammation de la vessie). D’ailleurs, l’infection urinaire est parfois le signe d’un autre souci plus mystérieux, comme nous allons le découvrir dans cet article. Nous verrons aussi comment limiter le risque de cystite chronique au jour le jour et quels sont les remèdes naturels qui sont éprouvés par la science !

Sommaire
- Quels sont les symptômes d’une infection urinaire ?
- Quelles sont les causes d’une infection urinaire ?
- Quand consulter un médecin pour une infection urinaire ?
- Peut-on traiter une infection urinaire avec des traitements naturels ?
- Quels traitements naturels pour l’infection urinaire chronique ?
- Infection urinaire de la femme enceinte
- L’infection urinaire chez la femme âgée
Quels sont les symptômes d’une infection urinaire ?
La cystite simple et la pyélonéphrite aiguë
L’infection urinaire est une infection bactérienne de la vessie et qui peut atteindre les uretères et les reins si elle n’est pas rapidement prise en charge. Il faut donc réagir dès les premiers symptômes :
- Douleur au bas ventre
- Envie fréquente d’uriner (et parfois incontinence)
- Sensation de brûlure lors de la miction
- Mauvaise vidange de la vessie
- Présence de sang, visible sur le papier toilette ou dans la cuvette

💡 Face à ces signes de cystite simple, le médecin propose de réaliser un ECBU de contrôle. Il s’agit de recueillir l’urine (du matin idéalement) et de l’analyser au laboratoire. Le résultat montrera généralement la présence de bactéries Escherichia coli (E.coli). En outre, il peut y avoir des traces de sang, signe d’inflammation de la vessie lié à l’infection, ou encore à une atteinte rénale : c’est la pyélonéphrite aiguë. Par contre, si l’ECBU revient sans germe, on peut être face à un syndrome de vessie douloureuse (cystite interstitielle).
Quand consulter en urgence ?

Si une cystite simple peut se traiter avec une antibiothérapie des infections urinaires monodose, lorsqu’elle survient dans certaines situations il vaut mieux consulter sans attendre :
- Si la personne concernée est une femme enceinte ou un enfant ;
- En cas de douleurs sous les côtes (les douleurs lombaires ne sont pas forcément liées aux reins, car ces derniers se trouvent plutôt vers le milieu du dos) ;
- S’il y a de la fièvre ;
- Dès que l’état général est altéré
Quelles sont les causes d’une infection urinaire ?
Identifier la causes de tes infections urinaires chroniques est pri-mor-dial ! Ca parait bête mais, en reconnaissant l’origine de ce trouble chronique, tu pourras plus facilement y mettre un terme. Alors c’est parti, voici les symptômes classiques eeeet… les moins classiques !
Les causes classiques d’infection urinaire chronique
L’infection bactérienne, la cause principale :
C’est majoritairement à cause de la bactérie Escherichia coli, la même qui est responsable de nombre de gastro-entérites !
Bon, mais comment se fait-il qu’on attrape cette bactérie ? Tout bêtement, te toucher les voies intimes en ayant le germe sur les mains peut suffire. Ou être contaminée lors d’un rapport sexuel.
Il y a aussi de nombreux autres facteurs de risque, que je développe ci-dessous 👇

Le manque d’hydratation :

Les voies urinaires se nettoient d’elles-mêmes pendant la miction, en quelque sorte.
Si tu bois moins d’un litre d’eau par jour, tu réduis le volume urinaire et tu augmentes la concentration bactérienne. L’infection peut alors proliférer.
👉 Essaie de boire au moins 1,5L d’eau par jour pour éviter ce phénomène.
La constipation :
Lorsque tu es constipée ou que tu te retiens d’aller à la selle, les bactéries présentes dans la région anale peuvent proliférer au niveau du périnée, puis de la vulve, puis de l’urètre. Si possible, va aux toilettes dès que tu en ressens l’envie (et si tu souffres du syndrome de la princesse, prépare toi en mettant du papier au fond de la cuvette avant l’élimination, fais quelques respirations abdominales et mets un pschit de parfum quand tu as fini ton affaire). En cas de constipation, bois suffisamment d’eau et mange des fruits et légumes à chaque repas.
💡 C’est pour la même raison qu’il est conseillé de s’essuyer de l’avant vers l’arrière après avoir été uriner, et jamais l’inverse.
Ne pas aller faire pipi après une relation sexuelle :
C’est un peu le même principe que la constipation, sauf que là c’est vraiment l’activité sexuelle en particulier qui est susceptible de faire remonter les bactéries au niveau de l’urètre puis de la vessie.
Aller uriner après chaque rapport permet de drainer le canal urinaire et d’envoyer tous ces petits agents pathogènes dans la cuvette ! Ça suffit amplement, et pas besoin de prendre une douche complète ensuite.

Hygiène excessive VS hygiène insuffisante :
Il est rare que ce soit un manque d’hygiène de la zone urinaire qui soit le souci ! C’est même plutôt l’inverse : un excès d’hygiène intime déséquilibre ta flore et rend cette zone plus propices aux infections.
Par contre, là où le manque d’hygiène peut exister, c’est au niveau des mains. Les tiennes, mais aussi celles de ton partenaire (ou TA partenaire ou TES partenaires, d’ailleurs). Alors dès qu’on rentre chez soi et avant chaque câlin coquin, on procède à un bon lavage des mains 😉
La grossesse :

Être enceinte est un facteur favorisant la cystite en soi !
La première raison, c’est que la progestérone sécrétée en grande quantité pendant cette période a tendance à réduire le drainage des voies urinaires.
Sans compter que l’utérus exerce une pression non négligeable sur la vessie ! Les reins éliminent alors moins vite, ainsi que la vessie, ce qui crée un terrain propice au développement microbien.
En plus, l’urine est légèrement plus “sucrée” pendant la grossesse, tandis que le système immunitaire est un peu en vacances (et ça… les bactéries ADORENT). Les complications de l’infection urinaire chez la femme enceinte peuvent entraîner un accouchement prématuré, il ne faudra donc pas minimiser la situation !
Le diabète :
C’est la même chose que dans le cas précédent : urine sucrée + système immunitaire affaibli + mauvaise vidange de la vessie (en cas de troubles neurologiques liés au diabète) = infection urinaire ! Bien gérer ton diabète, boire suffisamment d’eau et ne jamais te retenir d’aller aux WC devrait t’aider à réduire les inconvénients.
La ménopause :
Lorsque les hormones chutent, trois phénomènes s’installent progressivement. Le premier, c’est que la flore intestinale et la flore vaginale se modifient. Puis, la chute de l’œstrogène entraîne une moins bonne lubrification pendant les rapports (et une augmentation mécanique de la friction et donc de l’inflammation). Enfin, après une ou plusieurs dizaines d’années, les tissus se rétractent et se fragilisent. Tous ces phénomènes augmentent le risque de développer des cystites chroniques après 50, 60 ou 70 ans.
En EHPAD, le syndrome d’infection des voies urinaires est bien connu. Le déclin cognitif et le fait de porter des couches sont deux composantes chez les hommes (qui peuvent aussi être embêtés par des soucis de prostate), et il faut ajouter la composante hormonale chez les femmes.

Les causes moins connues d’infection urinaire
Urètre court :

C’est davantage une particularité anatomique qu’une véritable malformation ou anomalie génétique… Mais il arrive que certaines femmes aient l’urètre un peu trop court !
Dans ce cas, mal éliminer n’est pas le problème : c’est juste que le chemin jusqu’à la vessie est bien plus facile et aisé pour les germes.
👉Les femmes concernées devront appliquer les conseils de base de façon rigoureuse (uriner après les rapports, bien se laver les mains avant de se toucher, bien boire et aller aux toilettes souvent…).
Skénite :
C’est arrivé à une de mes clientes, qui a pu obtenir un diagnostic (et un soulagement !!) après des années d’errances médicales. Ses cystites chroniques étaient en fait dues à une infection de ses glandes de Skène par la bactérie E.Coli. Les traitements antibiotiques n’ayant jamais été efficaces dans son cas, une petite opération du méat urinaire et des glandes de Skène lui a permit de retrouver un sacré confort au quotidien.

Oxyurose :

Là, la cystite est causée par la présence de petits vers – les oxyures – au niveau de l’anus, qui vont entrainer l’apparition d’inflammation.
Si pour les adultes, il est possible de faire la différence (car il y a prurit anal, surtout la nuit), chez les petites filles il peut être facile de confondre. Dans ce cas précis, le médecin donnera un médicament vermifuge, à prendre en deux doses (une le jour même et une seconde au bout de trois semaines).
Si on est sûrs d’être face à une oxyurose, notamment parce qu’on a VU les vers, on peut se fournir ce traitement sans ordonnance à la pharmacie.
Quand consulter un médecin pour une infection urinaire ?
Consulter un médecin en urgence s’impose dès le premier signe de gravité. Il est le seul à pouvoir poser le diagnostic correct et prescrire l’antibiothérapie adéquate et sur la durée qui convient !
Lorsque l’infection urinaire devient chronique par contre, il devient intéressant de prévenir par des mesures de santé au quotidien. Je développe les traitements et remèdes naturels plus bas dans l’article ☺
Comment éviter les risques de complications ?
Au moins un tiers des femmes vont connaître un épisode d’infection urinaire au cours de leur vie. C’est donc une maladie considérée comme très courante. Pour autant, on ne la prendra pas à la légère. Car lorsque les agents pathogènes remontent de la vessie jusqu’aux reins, il y a un risque de pyélonéphrite aigüe, d’insuffisance rénale chronique ou encore de choc septique.
De simples mesures de prévention peuvent néanmoins réduire le risque de complication :
- Prendre immédiatement RDV chez ton médecin pour obtenir le traitement adéquat.
- Boire beaucoup d’eau, afin de drainer les voies urinaires.
- Évite l’automédication (les remèdes naturels servent ENTRE les crises).
💡 Le jus de canneberge et les huiles essentielles qu’on trouve en pharmacie ne suffisent pas forcément à enrayer une cystite. C’est pour ça que je te recommande de prévoir tout de suite un RDV chez ton médecin :
– Au mieux, tu n’as plus rien et l’ECBU (examen cytobactériologique urinaire) le prouvera
– Au pire, la situation est devenue sévère et le médecin pourra te donner les médicaments dont tu as besoin.
Quels sont les traitements que le médecin est susceptible de me prescrire ?
Je sais que vous êtes nombreuses ici à préférer éviter les médicaments. Mais dans le cas de la cystite, difficile de faire autrement. Voici les traitements que le médecin va sans doute te proposer et comment en limiter les effets indésirables :

Fosfomycine-trométamol (Monuril) : c’est le fameux antibiotique en dose unique (monodose), qui est proposé en première intention. On peut pas faire plus court comme durée du traitement antibiotique !
Lorsque ce traitement ne suffit pas, le médecin prescrit alors un antibiotique à plus large spectre (Pivmécillinam, Nitrofurantoïne…), et sur des durées allant de 3 à 10 jours, par voie orale.
👉 Malheureusement, comme tout antibiotique, ces traitements peuvent perturber la flore intestinales et la flore vaginale. C’est la porte ouverte aux troubles du transit, mais aussi aux mycoses et aux vaginoses. Pour prévenir ces risques, je t’invite à lire les ressources suivantes :
– Candidose chronique : protocole complet
– Stop à la vaginose chronique
Peut-on traiter une infection urinaire avec des traitements naturels ?
✅ Techniquement, si tu en es vraiment aux tous premiers signes de la cystite aiguë simple, si tu n’es pas enceinte, ni diabétique, ni immunodéprimée… pourquoi pas !
✅ Si tu as plusieurs épisodes par an et que tu cherches à rompre le cercle vicieux de la cystite chronique : oui !
⛔ Par contre, si tu es en crise aiguë ou que tu présentes des signes de gravité : NON, laisse tomber les remèdes naturels car tu as besoin de l’artillerie lourde pour l’instant.
⛔ Enfin, si tu as des cystites interstitielles (bactériurie asymptomatique, donc sans infection), ce qui va suivre ne te concerne pas tellement. Mais tu peux retrouver mon dossier sur le sujet ici : Cystite interstitielle, le traitement naturel qui fonctionne.
Quels traitements naturels pour l’infection urinaire chronique ?
Le système urinaire semble intéresser pas mal l’industrie du complément alimentaire. Les remèdes naturels à la cystite se trouvent désormais dans chaque pharmacie et dans de nombreuses boutiques bio. Qu’est-ce qui fonctionne ? Qu’est-ce qui doit être absolument évité ? Comment prendre quoi ? Je te dis tout 👇
Infection urinaire : la canneberge (cranberry) est-elle efficace ?

En effet, le jus de canneberge est LE remède populaire par excellence en cas de cystite. Parce qu’elle est riche en PACs (proanthocyanidines), la canneberge ou cranberry permettrait de déloger les bactéries (E.coli, Enterococcus faecalis, Pseudomonas aeruginosa) de la vessie et de s’attaquer au biofilm réduisant leur sensibilité aux antibiotiques.
👉 La canneberge permet bien de prévenir les risques de récidives mais elle n’est clairement pas suffisante pour traiter une cystite aiguë.
Mais même pour prévenir les rechutes, il ne suffit pas de boire du jus de cranberry sans sucre de temps en temps. Une méta-analyse suggère que pour bénéficier de ses vertus, la canneberge doit être prise sous forme de gélules bien titrées en PACs. Son effet pourrait même être potentialisé par la prise de Propolis.
✅ L’association canneberge + propolis est intéressante en prévention d’un voyage, par exemple (si on sait qu’on fait une infection à chaque vacances).
✅ On ne l’utilisera pas seule en cas de cystite aiguë, mais elle complète parfaitement l’action des antibiotiques.
✅ C’est toujours une bonne idée d’en avoir sous le coude, histoire de pouvoir réagir dès les premiers signes d’inconforts. On limite ainsi le risque que l’infection urinaire s’installe.
Probiotiques
Oui, il y aurait de l’intérêt à prendre des probiotiques en cas d’infection urinaire chronique mais… pas pour tout le monde.

C’est surtout lorsqu’elles sont associées à un déséquilibre du microbiote intestinal/vaginal, ou qu’elles se déclarent post-coït, que les probiotiques seront bénéfiques.
Tout comme la canneberge, ils ont aussi la capacité de déloger E.coli des parois urinaires. Les souches les plus étudiées sont :
- Lactobacillus rhamnosus GR-1 (une souche qu’on retrouve dans de nombreux complexes probiotiques).
- Lactobacillus reuteri RC-14 (qu’on retrouve dans les complexes à destination des gens ayant un syndrome de l’intestin irritable avec diarrhées…).
💡 La meilleure voie de prise lorsqu’on souffre d’une dysbiose vaginale, c’est… la voie vaginale elle-même ! Idéalement, on cherchera des ovules ou un gel intime contenant ces souche de probiotiques. Si les infections urinaires surviennent après un rapport sexuel, on utilisera systématiquement un gel lubrifiant hydratant et apaisant.
La qualité du probiotique est important :
– On cherchera quelque chose qui contient au moins 10¹⁰ UFC par gélule.
– Une association de plusieurs souches est préférable.
– Idéalement, le complément contient un substrat (un prébiotique) pour garantir la survie de probiotique jusqu’à sa DLUO (date limite d’utilisation optimale).
D-Mannose
Le D-Mannose est un petit sucre qui peut provenir des végétaux (surtout bouleau, bois de mélèze…) ou être synthétisé en laboratoire à partir du maïs pour une pureté de qualité maximale.

Tout comme la canneberge et les probiotiques, le D-Mannose à la capacité de déloger les bactéries de la paroi de la vessie et de l’urètre. Certains laboratoires arguent que la provenance de leur D-Mannose en fait nécessairement un supplément de qualité supérieur. Mais je n’ai trouvé aucune source scientifique permettant de l’affirmer. Ce que disent les études :
- En curatif : il est possible d’utiliser le D-Mannose en première intention, à raison de 3 prises de 1g/jour (soit 3g par jour) pendant 5 à 7 jours.
- En préventif : on fera des cures à raison de 2g par jour. Dans ce cas, je recommande de l’associer à un probiotique de qualité et de bonne composition.
Il n’y a pas d’effets secondaires au D-Mannose aux dosages indiquées, et il peut aussi compléter un traitement antibiotique (lorsqu’il ne se suffit pas à lui tout seul… mais encore une fois : tout dépend de quand tu prends la crise et des éventuels signes de gravité).
💡 Tout comme pour la prise d’antibiotique monodose, il vaut mieux aller faire pipi AVANT de prendre de la canneberge+propolis ou du D-Mannose. Et oui, avant traitement on conseille de bien drainer. Mais une fois le traitement pris, il faut le “laisser agir” dans la vessie puis aller aux toilettes à un rythme physiologique.
Aromathérapie
Traditionnellement, on trouvait des gélules d’huiles essentielles spécifiques au système urinaire en boutique bio. Qu’elle ne fut pas ma surprise de découvrir que ça existait désormais en pharmacie !
Pas déconnant quand on connait les nombreuses vertus des molécules aromatiques qu’elles contiennent.
Ceci dit, je ne recommande pas d’utiliser les HE soi-même si on ne s’y connait pas ! Car celles qui sont intéressantes dans l’infection urinaire peuvent aussi s’avérer irritantes ou dermocaustiques (qui brûlent la peau).

✅ Par voie cutanée : on peut diluer 1 à 5 gouttes de Thym Thymol (Thymol, c’est important !) dans une cuillère à soupe d’huile végétale de tournesol ou de colza et se masser le ventre. A renouveler 3 fois par jour, aux premiers signes d’infections urinaires.
✅ Par voie orale : on fera usage d’une EXTRÊME prudence. Mon meilleur conseil : n’utilise QUE des gélules déjà toutes faites, pour éviter tout risque de brûlure graves de l’appareil digestif.
💡 Néanmoins, toutes ces solutions naturelles ont des limites. Voici mon expérience : n’ayant plus de médecin disponible, j’ai voulu traiter aux HE un début de pyélonéphrite aiguë sans signe d’infection urinaire préalable. Je me suis retrouvée perfusée aux urgences 3 jours plus tard… J’insiste encore sur le fait que certains symptômes cités plus haut dans cet article doivent amener à consulter en urgence. Une pyélo, c’est déjà très urgent.
Phytothérapie
Bien avant l’invention des antibiotiques à large spectre, les êtres humains avaient déjà des infections urinaires ! Alors, traditionnellement, on utilisait la phytothérapie. Avec plus ou moins d’efficacité 😅
Néanmoins, ces plantes restent intéressantes entre les crises aiguës ou en relais de l’antibiothérapie pour réduire les récidives :
Busserole (Arctostaphylos uva-ursi)

Connue comme plante “anti-MST” à une autre époque, elle contient de l’arbutine – que le corps va transformer en hydroquinone – aux effets antiseptiques. Elle a aussi un effet acidifiant sur l’urine, ce qui la rend hostile pour la prolifération bactérienne (E.Coli et Protéus mirabilis notamment).
👉 On peut consommer la busserole en infusion, ou en ES standardisés à 20% d’arbutine. On limitera les cures à 7 jours, car c’est une plante toxique pour le foie.
Bruyère (Calluna vulgaris)
La bruyère est riche en flavonoïdes : c’est ce qui en fait LA plante de choix dès qu’il y a des symptômes urinaires de type inflammatoire (pesanteur du bas ventre, envie impérieuse d’uriner…).
Mais elle stimule aussi l’élimination rénale et réduit l’adhésion des bactéries aux parois urinaires (on évitera donc de la prendre juste en même temps qu’un antibiotique monodose ou du D-mannose, qui ont besoin de temps pour “agir”).
👉 La bruyère se prend de façon classique en tisane, seule ou avec la busserole. Mais on peut aussi la prendre en gemmothérapie !

Association de Bruyère et Genévrier
Piloselle (Hieracium pilosella)

C’est l’ombelliférone qu’elle contient qui va inhiber la fixation des bactéries aux parois vésicales (oui c’est toujours le même principe). Mais aussi, elle augmente de 300% le volume urinaire : autant dire qu’elle est très diurétique !
👉 C’est la plante de choix si tu as une IU type “pisse-3-gouttes”.
Contre-indications en phytothérapie
Qui dit naturel ne veut pas dire sans danger ! Comme presque toujours en phytothérapie, ces plantes peuvent présenter des contre-indications : grossesse, prise de médicaments, allergies… Mieux vaut te renseigner auprès de ta naturopathe ou en pharmacie si tu as un doute.
Infection urinaire de la femme enceinte
Comme je le disais un peu plus tôt dans cet article, l’infection urinaire survient fréquemment chez la femme enceinte parce que :
- La progestérone “détend” un peu trop les voies urinaires. Le débit d’élimination est réduit.
- L’urine peut être plus riche en sucres, ce qui en fait un substrat parfait pour la prolifération bactérienne.
- L’utérus appuie sur la vessie, ce qui entraîne une vidange moins complète et une stagnation.
L’IU chez la femme enceinte est nécessite une consultation en urgence avec le médecin ou la sage-femme. On limitera l’automédication dans ce cas, mais les probiotiques et le D-mannose sont compatibles en cure d’entretien pour réduire les risques de récidives. Par contre, la busserole est totalement contre-indiquée (risque d’accouchement prématuré).
L’infection urinaire chez la femme âgée
La survenue d’infections urinaires est sans doute supérieure lors de la ménopause et après. Comme vu précédemment, cela tient principalement aux faits que :
- La baisse hormonale (oestrogènes et progestérone) entraîne une rétractation progressive des tissus, et leur fragilisation
- La flore intestinale est modifiée et la flore vaginale est atrophiée de par la chute hormonale
Aux remèdes vus précédemment, on pourrait envisager d’ajouter :
✅ Des cures de sauge officinale : à la fois oestrogénique et antimicrobienne, ça en fait une plante de choix à condition de ne pas souffrir d’antécédents de cancer hormono-dépendant.
✅ Du collagène, des vitamines A-C-E : pour favoriser l’élasticité de tous les tissus
✅ Un gel intime hydratant à base d’acide hyaluronique et d’aloé vera en application cutanée


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