L’endométriose touche 1 à 2 femmes sur 10. Mais toutes ne vont pas souffrir d’infertilité, même si les médecins sont souvent plutôt alarmistes. Pour bien comprendre, nous allons voir dans cet article comment fonctionne l’endométriose, quels sont les tests à connaître et surtout, quels remèdes naturels peuvent favoriser la fertilité !

Sommaire
- Endométriose : définition
- Endométriose, fertilité : quels tests faut-il faire ?
- Quelles sont les causes de l’endométriose ?
- Fertilité, endométriose… Que disent mes symptômes ?
- L’endométriose pose-t-elle des problèmes de fertilité ?
- Comment la naturopathie peut m’aider pour ma fertilité et mon endométriose ?
Endométriose : définition
Longtemps vue comme une maladie “de jeune femme blanche en désir d’enfant”, on sait aujourd’hui qu’elle est une maladie inflammatoire et multifactorielle. C’est-à-dire qu’elle dépend de plusieurs facteurs :
- Hormonaux (déséquilibre hormonal, dominance de l’oestrogène dans le cycle menstruel),
- Environnementaux (exposition aux perturbateurs endocriniens, polluants, cancérigènes…)
- Génétiques
- Hygiène de vie (qualité de l’alimentation, du sommeil, de l’activité physique…).
Il n’existe pas une mais de multiples formes d’endométriose. Cette disparité est associée à un diagnostic difficile : en moyenne 7 ans après l’apparition des premiers symptômes. Ce dernier suscite toujours beaucoup de questions et d’angoisses. L’une des préoccupations principales concerne l’atteinte potentielle à la fertilité. Est-elle systématique ? Quels sont les mécanismes ? Et comment la naturopathie peut-elle apporter des solutions ?
Les campagnes de sensibilisation se multiplient, encourageant la prise en charge et la recherche. Malgré cela, l’endométriose reste mystérieuse et les causes profondes sont mal comprises.
A quoi ressemble l’endométriose ?

L’utérus est recouvert d’une muqueuse appelée endomètre, qui se modifie sous l’influence de deux hormones :
- l’oestrogène
- la progestérone
À chaque cycle, s’il n’y a pas eu de fécondation, l’endomètre se désagrège et s’évacue pendant les menstruations.
L’endométriose serait un problème de migration anormale de cellules similaires à celles de l’endomètre, en dehors de l’utérus. Ces cellules peuvent migrer vers d’autres parties du corps d’où elles ne pourront alors plus s’évacuer.
Cela va créer de l’inflammation dans les tissus, des lésions et parfois des sortes de kystes spécifiques que l’on appelle endométriomes.
Les organes les plus fréquemment touchés sont :
– les ovaires
– les trompes de Fallope
– Atteintes des autres organes : vessie, reins, système digestif
– Des formes sévères peuvent toucher le diaphragme, les poumons ou encore la peau.
L’endométriose peut s’accompagner (ou s’exprima uniquement comme tel) d’une adénomyose qui se caractérise par l’infiltration de tissu similaire à celui de l’endomètre dans le muscle utérin aussi appelé le myomètre. On peut être atteinte d’endométriose sans pour autant avoir d’adénomyose, et vice versa.
Endométriose, fertilité : quels tests faut-il faire ?
Comme nous en parlions dans l’article “Endométriose : tomber enceinte est possible”, la fertilité dans l’endométriose va dépendre de plusieurs facteurs. A partir du moment où :
- Les ovaires fonctionnent bien (pas de kystes, pas d’adhérences),
- Les Trompes de Fallope sont perméables et non bouchées,
- L’endomètre reste qualitatif,
Alors on peut supposer que la fertilité sera bien au rendez-vous. Mais ne faisons pas que supposer ! Confirmons ! Voici les examens et tests à passer pour mesurer ta fertilité dans ton endométriose :
- Dosage hormonaux (un grand classique des tests de fertilité, à réaliser à J3 du cycle menstruel, le plus souvent).
- Hystérosalpingographie (un examen peu confortable mais qui permettra de vérifier que tes trompes vont bien. Cet examen peut même les déboucher en cas d’adhérences. C’est important car c’est ce qui favorisera la fécondation et le passage de l’embryon vers la cavité utérine).
- Une échographie ou mieux : un IRM, ce qui permettra de vérifier l’emplacements des lésions et l’existence de kystes type endométriomes.

Parfois, une chirurgie exploratoire est proposée car certaines lésions ne sont visibles qu’à l’œil nu. Attention néanmoins, car la chirurgie peut être un facteur de prolifération des cellules de l’endomètre.
💡 A retenir : une endométriose profonde, ou des symptômes importants comme des douleurs intenses, ne sont pas forcément corrélée à un problème de fertilité.
Quelles sont les causes de l’endométriose ?
Elles ne sont pas précisément connues. Les études mettent en avant l’aspect complexe de cette maladie. L’endométriose peut être induite et/ou influencée par plusieurs facteurs :
- Des facteurs environnementaux : les perturbateurs endocriniens (bisphénol A, phtalates, etc.) et l’exposition aux divers polluants provoquent un dérèglement du métabolisme et peuvent participer à l’apparition de l’endométriose. L’alimentation joue également un rôle, certains aliments vont favoriser l’inflammation et peuvent aller jusqu’à entrainer des anomalies épigénétiques.
- Des facteurs génétiques : il existe une suspicion de prédisposition familiale mais elle n’est pas prouvée. Certaines femmes seraient en effet porteuses de gènes qui les prédisposeraient à l’endométriose, mais les études n’ont pas pu mettre en valeur un gène en particulier.
- Des facteurs hormonaux : L’endométriose est hormono-dépendante. Les cellules migrantes dépendent, tout comme l’endomètre, de l’action des oestrogènes et de la progestérone. Les lésions endométriosiques saignent lorsque les taux d’hormones chutent pendant les menstruations. Un déséquilibre hormonal peut ainsi favoriser la progression de l’endométriose.
| Lire : La détox hormonale (méthode complète)
Fertilité, endométriose… Que disent mes symptômes ?
Quel rapport entre mes douleurs et ma fertilité ?
L’endométriose n’est pas systématiquement douloureuse. Certaines femmes ne ressentent aucune douleur particulière et découvrent qu’elles sont atteintes d’endométriose de manière fortuite lors d’un examen gynécologique. Mais dans de nombreux cas (environ 80%), l’endométriose se caractérise par des douleurs, pendant et/ou en dehors des règles, qui peuvent devenir difficilement supportables. Le degré de douleur ressentie n’est cependant pas forcément proportionnel au degré d’atteinte par la maladie.
Quels sont les autres symptômes ?
La douleur reste le symptôme N°1. En plus des règles douloureuses, on retrouve des douleurs pelviennes récurrentes, des douleurs pendant les rapports sexuels, ainsi que des douleurs pouvant irradier dans le dos, les jambes et parfois dans l’ensemble du corps. Souvent, cette pathologie entraîne aussi différents troubles digestifs. Elle est souvent responsable d’une grande fatigue chronique, généralement liée à l’inflammation. La liste est très variable selon les cas.



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Endométriose superficielle ou profonde, quelle est la différence ?
L’endométriose superficielle représenterait la majorité des endométrioses. Celle-ci ne touche que le péritoine, c’est-à-dire la fine membrane de la cavité abdominale, soit de manière localisée, soit dans tout l’abdomen et le bassin.
L’endométriose profonde, quant à elle, est aussi appelée sous-péritonéale car elle ne reste pas en surface et atteint les organes du petit bassin, du système digestif et autres parties du corps. Celle-ci s’accompagne souvent d’une endométriose ovarienne avec la présence de kystes endométriosiques au niveau des ovaires, les endométriomes.
L’endométriose pose-t-elle des problèmes de fertilité ?
Ça dépend. L’endométriose est souvent citée comme première fautive (côte à côte avec le Syndrome des Ovaires Polykystiques) dans les problèmes de fertilité.
Selon les estimations, 40% des femmes atteintes d’endométriose feront face à des problèmes de conception, sans forcément parler d’hypofertilité totale.
En réalité, il existe des formes très différentes de la maladie qui auront des impacts plus ou moins importants sur la fertilité. Les études montrent que les atteintes superficielles n’auraient quasiment pas de conséquence. À l’inverse, la combinaison d’une forme profonde, avec atteinte digestive et accompagnée d’adénomyose serait la forme d’endométriose la plus associée à de l’infertilité. Ainsi, les problèmes de fertilité ne concernent pas toutes les femmes atteintes d’endométriose. Dans tous les cas, il est important d’obtenir un diagnostic et une prise en charge le plus tôt possible.
Par quels mécanismes l’endométriose porte-t-elle atteinte à la fertilité ?
Les mécanismes sont multiples et dépendent de la forme et de l’évolution de la maladie. L’endométriose peut impacter chaque étape de la reproduction :
- L’inflammation qu’elle engendre perturberait la maturation de l’ovule, l’ovulation et la fécondation.
- Plus précisément, l’inflammation du liquide péritonéal pourrait également perturber la rencontre entre le spermatozoïde et l’ovocyte.
- D’autre part, certaines lésions des ovaires et kystes endométriosiques pourraient constituer des barrières mécaniques à la procréation.
- L’adénomyose est, de son côté, responsable de la perturbation de la nidation de l’ovule fécondé dans la cavité utérine.

Quels sont les traitements actuels ?
À ce jour, il n’existe pas de traitement curatif de l’endométriose. La solution la plus fréquemment proposée est l’utilisation d’un contraceptif hormonal pour stopper temporairement les menstruations et donc éviter le saignement des lésions. Le but principal de cette solution est d’atténuer les douleurs. Malheureusement, elle s’accompagne d’autres effets secondaires et ne permet pas de résoudre le déséquilibre hormonal et les autres causes à l’origine de l’endométriose. La chirurgie peut dans certains cas réduire les douleurs ou augmenter les chances de conception, mais elle ne permet pas d’arrêter l’évolution de la maladie.
La PMA (Procréation Médicalement Assistée) est généralement proposée aux couples qui n’arrivent pas à concevoir naturellement. Mais attention, les traitements utilisés peuvent faire flamber l’endométriose et occasionnent des risques et effets secondaires aussi. Être accompagnée par une naturopathe n’est pas du luxe pour se préparer à la PMA et pendant celle-ci.
Comment la naturopathie peut m’aider pour ma fertilité et mon endométriose ?
La naturopathie se présente alors comme un complément ou comme une alternative intéressante. Elle permet d’aborder le corps dans sa globalité pour l’aider à retrouver un équilibre en interne et vis à vis des facteurs externes.
En ajustant l’alimentation, elle visera à faire baisser l’inflammation et à encourager le bon fonctionnement du métabolisme.
Les plantes peuvent être un atout de choix pour faire remonter le système immunitaire et offrir des effets antalgiques (anti-douleurs).
La naturopathie propose également des solutions et des techniques pour mieux gérer la douleur et travailler sur l’aspect psychologique.
En résumé, voici les pistes sur lesquelles la naturopathie peut aider à améliorer l’endométriose et la fertilité :
- Réduire le stress
- Equilibrer l’alimentation
- Favoriser un sommeil de qualité
- Pratiquer une activité physique modérée
- Pratiquer des techniques de relaxation, de gestion de la douleur et des émotions
- Utiliser des plantes et des compléments alimentaires en soutien







