La contraception fait partie intégrante de la vie de toutes les femmes en âge de procréer. Il
s’agit d’un aspect tellement impactant sur la vie quotidienne que le choix d’une méthode
contraceptive ne doit pas être pris à la légère, de plus, celui-ci devra être réévaluée
régulièrement avec l’assistance d’un médecin en fonction de l’évolution de plusieurs
paramètres personnels au cours de la vie. Les méthodes de contraception hormonale font
partie sans l’ombre d’un doute de celles les plus plébiscitées à juste titre. Néanmoins, il
existe un certain nombre de choses à connaître sur la question. Voici donc un petit tour
d’horizon des avantages et inconvénients de la contraception hormonale.

Sommaire
Qu’est-ce qu’une méthode de contraception hormonale ?
Une méthode de contraception hormonale est un contraceptif dont l’efficacité repose sur l’utilisation d’une ou plusieurs hormones de synthèse. Toutes les méthodes contraceptives hormonales reposent sur ce même principe, la seule chose qui les différencie est leur mode d’administration respectif. Celles-ci peuvent se prendre par voie orale (pilule), être posées de façon interne (DIU, anneau vaginal), être diffusées à travers la peau (patch) ou bien encore de façon intramusculaire (progestatifs injectables).
Enfin, ce qui distingue les différentes catégories de contraceptifs hormonaux, ce sont les types d’hormones utilisés. Il en existe 2 types bien distincts, ceux ne contenant qu’un seul type d’hormone, à savoir les progestatifs, et ceux contenant une combinaison d’hormones progestatives et d’œstrogènes. Les pilules en sont le meilleur exemple avec un type dit “pilule progestative” et un autre dit “pilule œstroprogestative”.
Concernant leur mode de fonctionnement, les contraceptifs hormonaux empêchent le développement d’une grossesse de plusieurs manières. Ils bloquent le cycle menstruel et le déclenchement de l’ovulation, épaississent la paroi de l’utérus ainsi que la glaire cervicale, ce qui rend plus difficile le passage des spermatozoïdes et le phénomène de nidation.
Principaux avantages de la contraception hormonale
Si les méthodes de contraception hormonales connaissent un tel succès (en particulier la pilule contraceptive), ce n’est pas sans raison. En effet, celles-ci sont synonymes d’un certain nombre d’avantages non négligeables.
La fiabilité
Le premier gros point fort des contraceptifs hormonaux, c’est leur très haut niveau de fiabilité contraceptive. Ainsi, voici à titre indicatif quelques-uns des taux d’efficacité théoriques et pratiques des contraceptifs hormonaux :
- Pilules progestatives et œstroprogestative : Indice de Pearl (efficacité théorique) de 0,3 et efficacité pratique de 8.
- Dispositif intra-utérin au lévonorgestrel : Indice de Pearl (efficacité théorique) de 0,2 et efficacité pratique de 8.
- Implant contraceptif : Indice de Pearl (efficacité théorique) de 0,05 et efficacité pratique de 0,05.
Il convient d’indiquer que l’efficacité théorique correspond à une utilisation parfaite du contraceptif, mais qu’en pratique, en tenant compte des aléas de l’utilisation de ceux-ci, nous obtenons une efficacité pratique un peu plus élevée. Dans les 2 cas, le chiffre correspond à la moyenne du nombre de femmes sur 100 qui tombent enceinte en utilisant le contraceptif concerné.
Quelques effets secondaires positifs
Lorsque l’on pense aux effets secondaires, on imagine immédiatement que ceux-ci sont négatifs, pourtant, certains sont positifs lors de la prise d’un contraceptif hormonal. Ainsi, la prise de pilules œstroprogestatives pourrait réduire le risque de cancer de l’ovaire de près de 60% ainsi que ceux de l’endomètre et du côlon de près de 40 %.
De plus, la prise de la pilule œstroprogestative pourrait permettre une amélioration de l’acné dans certains cas (tandis que les progestatifs ont tendance à l’aggraver). À titre d’exemple, les pilules œstroprogestatives les plus connus sont Daily Gé, Minidril, Optidril, Optilova ou bien encore la pilule Leeloo.
La facilité d’utilisation
L’autre avantage majeur que représentent les contraceptifs hormonaux est leur facilité d’utilisation. Ainsi, à la différence de contraceptifs à usage unique tels que le préservatif, la plupart des contraceptifs hormonaux permettent une protection contraceptive longue durée pour une prise unique quotidienne avec la pilule ou même avec un intervalle de plusieurs semaines, par exemple dans le cas de l’anneau contraceptif qui offre une protection pendant 3 semaines avant de devoir être changé.
La prise en charge par l’Assurance Maladie
Sous certaines conditions, certaines méthodes de contraception hormonales sont intégralement ou partiellement prises en charge par l’Assurance Maladie. Ainsi, depuis le 1er janvier 2022, toutes les femmes jusqu’à l’âge de 26 ans peuvent bénéficier d’un remboursement de leurs méthodes contraceptives (dont la plupart concernées sont hormonales). Ainsi, ce n’est pas le cas par exemple des préservatifs ou des crèmes spermicides. Attention toutefois, il convient de préciser que certains contraceptifs hormonaux comme les anneaux vaginaux, les patchs ainsi que les pilules de 3e et 4e générations ne sont pas pris en charge.
Principaux inconvénients de la contraception hormonale
Étant donné que la perfection n’est pas de ce monde, les contraceptifs hormonaux, malgré leurs nombreux avantages ont aussi quelques inconvénients que voici :
De possibles effets secondaires
La prise en continu de contraceptifs hormonaux peut avoir des effets secondaires plus ou moins graves et d’une fréquence variable.
Voici quelques-uns des possibles effets secondaires d’une gravité modérée :
- De possibles saignements irréguliers, notamment entre les cycles menstruels.
- Des seins douloureux ou particulièrement sensibles (mastodynie).
- Maux de tête (avec les contraceptifs œstroprogestatifs).
- Nausées (en particulier au cours du premier cycle)
- Troubles de l’humeur et/ou baisse de la libido.
- Possible prise de poids et/ou rétention d’eau.
- Apparition ou aggravation de l’acné (surtout avec la pilule progestative, il est plutôt conseillé d’opter pour un contraceptif contenant des œstrogènes).
Voici quelques-uns des possibles effets secondaires d’une gravité importante :
- Risque plus élevé de thrombose et de caillots sanguins, notamment phlébite (Les pilules de 3ᵉ et 4ᵉ générations sont les plus concernées par ce cas de figure). De plus, ce type d’effets secondaires concerne particulièrement les femmes ayant des antécédents personnels ou familiaux de thrombose. Les autres facteurs de risque connus sont l’âge (après 30 ans), le surpoids, l’obésité ainsi que le tabagisme.
- Problèmes vasculaires de types accidents vasculaires cérébraux et infarctus du myocarde.
- Augmentation du risque de cancer du sein (multiplication par 1,2 avec les pilules œstroprogestatives et retour à la normale 5 ans après l’arrêt de la prise).
- Augmentation du risque de cancer du col de l’utérus (multiplication par 1,5 avec les pilules œstroprogestatives et retour à la normale 8 ans après l’arrêt de la prise).
- Augmentation du risque de cancer du foie (multiplication par 2,8 avec les pilules œstroprogestatives.
Les contraceptifs hormonaux ne protègent pas de la transmission des IST
Enfin, dernier point non négligeable à prendre en compte, mais il est important de rappeler que le préservatif (masculin ou féminin) est la seule méthode contraceptive protégeant à la fois d’une grossesse non désirée et de la transmission d’IST.






